Voici un nouvel article qui va parfaire notre revue de presse sur « la justice ».
Le titre suggestif (Les greffiers du tribunal de Dunkerque sont en colère) en dit long.
L’écrivain (annoncé sous la signature d’anonymat
) est reconnu comme quelqu’un de sérieux pour plusieurs autres éditoriaux qu’il a publiés sur le web.
Les infos communiquées sont donc perçues conformes.
Lundi, la mobilisation des greffiers du tribunal de Dunkerque-Hazebrouck était forte. 90 % d’entre eux ont fait grève. Cette action s’inscrit dans un mouvement national de grogne de cette profession.
Lundi, sur la trentaine de greffiers que compte le tribunal, il y avait 90 % de grévistes. Vers 13 h 15, ils se sont rassemblés sur les marches du palais de justice. Des avocats et des magistrats les y ont rejoints.
Le rôle des greffiers est méconnu. Ils accueillent les justiciables, les avocats, les services de police et de gendarmerie. Ils mettent en forme les dossiers et les décisions, préparent les audiences, convoquent les parties, assistent les magistrats. C’est pour cela que sur leurs pancartes on pouvait notamment lire : « Sans greffier pas de justice ».
Nouvelle grille
Depuis quelques jours, un vent de révolte souffle sur les greffes des juridictions du pays. « Après des années de déconsidération, le ministre de la Justice a encore frappé en donnant un coup bas aux greffiers » explique l’un d’eux. La nouvelle grille indiciaire proposée par la Chancellerie vient ajouter de l’huile sur le feu. « Nous avions déjà l’habitude des heures supplémentaires irrécupérables et parfois non payées, de l’absence de la prime annuelle de 300 € maximum. Nous avions déjà une part de notre rémunération non intégrée dans le calcul de nos retraites. Et bien voilà l’heure de la revalorisation salariale entraînant une perte de l’ancienneté accumulée ». Sur la base d’une augmentation salariale faible, les greffiers constateraient une diminution d’échelon, par perte d’ancienneté, et ainsi une perte de salaire.
Cette réforme indiciaire est vécue comme l’humiliation de trop. Sur une affiche ce « Dupont, les greffiers sont pas des jambons. Touche pas à leurs échelons » montre bien l’exaspération de la profession. L’une des grévistes portait la photo de sa fille accompagnée de ce texte : « Ma mère est greffier. Ma mère travaille dans des conditions dégradées. Ma mère est sous payée. Et pour compenser elle travaille week-end et jours fériés. Ma mère n’est pas toujours là le soir pour m’accueillir. Ma mère veut être entendue par son ministère. »
Lundi, l’audience correctionnelle de l’après-midi s’est tenue avec la présence d’une greffier non gréviste, l’une des rares exceptions de la journée.
Solidarité et manque de greffiers
Durant leur manifestation, les greffiers de Dunkerque ont aussi déclaré leur solidarité : « Nous pensons également à nos collègues agents techniques, adjoints administratifs, directeurs de greffe et magistrats. Les adjoints administratifs subissent notamment l’injustice de la chancellerie avec le mirage du « faisant fonction de greffier », servant à pallier le manque de greffiers. Exercer les fonctions de greffier pour 0 euro de plus, c’est une injustice totale pour nos collègues. »
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Parutions:
Comparutions immédiates : quelle justice ?,(la couverture) .
Libertés et sûreté dans un monde dangereux,Le livre .
Quelle justice pour les mineurs ?,Le livre .
