Un article portant le titre « « Interrompre sa carrière pour avoir des enfants n’est pas un échec »… Le combat de Teresa Gerns au Conseil de l’Europe » a été récemment publié.
Valeurs actuelles. Quel est ce comité dont vous êtes aujourd’hui coprésidente et quelle sera votre mission ?
Teresa Gerns. Le Conseil de l’Europe s’appuie sur plusieurs organes, dont l’un joue un rôle essentiel pour la société civile : la Conférence des organisations internationales non gouvernementales (CINGO). Cette instance permet aux ONG accréditées de faire entendre leur voix auprès du Conseil de l’Europe. Pour y accéder, une ONG doit obtenir un statut participatif, renouvelé tous les quatre ans, sur la base de critères précis : respect de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit. C’est le cas de la Fédération des associations des familles catholiques en Europe (FAFCE) — issue à l’origine des AFC de France, d’Allemagne, d’Italie, de Slovaquie et d’Autriche — qui souhaitait pouvoir contribuer aux travaux du Conseil de l’Europe.
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Je dois identifier les sujets qui concernent les ONG, proposer des axes de travail et transformer ces contributions en résolutions, conférences ou événements destinés à nourrir les réflexions du Conseil de l’Europe.
Au sein de cette conférence, plusieurs comités thématiques existent. Ils sont proposés par les ONG elles-mêmes et peuvent être renouvelés tous les trois ans. Il y a une quinzaine d’années, plusieurs organisations ont estimé nécessaire de créer un espace dédié à la voix des femmes et à leurs droits. C’est ainsi qu’est né le Comité sur l’égalité des genres et les droits des femmes, qui formule des analyses et des recommandations ensuite transmises au Conseil de l’Europe.
Mon rôle, en tant que coprésidente, est de coordonner les travaux des ONG membres du comité — six ou sept sont réellement actives. Certaines sont spécialisées dans les droits des femmes, d’autres dans les droits des parents ou encore dans la représentation des femmes catholiques. Concrètement, je dois identifier les sujets qui les concernent, proposer des axes de travail et transformer ces contributions en résolutions, conférences ou événements destinés à nourrir les réflexions du Conseil de l’Europe.
Quels sont les sujets que vous souhaitez porter au sein du comité, et ceux qui vous tiennent le plus à cœur ?
L’un des sujets sur lesquels je travaille depuis longtemps est la place des mères dans le monde professionnel. J’ai créé un groupe de travail intitulé « Les femmes dans le travail », consacré aux situations vécues par les femmes enceintes, les jeunes mères ou celles qui souhaitent fonder une famille. Nous avons notamment étudié ce que l’on appelle le « maternal mobbing », ou harcèlement maternel : un concept inspiré des travaux du psychologue suédois Heinz Leymann sur le harcèlement moral, et adapté aux femmes par l’association New Women for Europe, en collaboration avec la FAFCE et Femina Europa.
Ce phénomène touche toutes les femmes, qu’elles soient féministes ou non, salariées ou entrepreneures. Il peut prendre plusieurs formes : réticence à embaucher une femme susceptible d’avoir des enfants, rétrogradation après un congé maternité, surcharge de travail, absence totale de flexibilité, non-renouvellement d’un CDD… Et pourtant, le travail accompli à la maison, auprès des enfants, est un travail essentiel, même s’il n’est pas reconnu comme tel.
Trop de femmes voient encore la maternité comme un frein. La société leur dit que c’est un coût et non un investissement. C’est cette vision que je veux contribuer à changer.
Pourquoi ce sujet me tient-il autant à cœur ? Je ne suis pas encore mère, je ne parle donc pas d’expérience personnelle. Mais je vois autour de moi des amies qui aimeraient travailler et qui se heurtent à ces obstacles dès l’entretien d’embauche. Je souhaite que les femmes puissent choisir librement : choisir d’avoir une famille, choisir de travailler, choisir de travailler et d’avoir une famille, choisir de rester à la maison si elles le veulent. L’objectif n’est pas de pousser les femmes vers l’emploi à tout prix, mais de reconnaître leur rôle propre et de permettre aux couples d’organiser leur vie comme ils l’entendent.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes femmes repoussent leur désir d’enfant à cause de la pression professionnelle, de la peur de perdre leur poste ou de « ruiner leur carrière ». Pourtant, certaines ont des parcours brillants, des études remarquables : il faut leur redonner la liberté de dire qu’interrompre un temps sa carrière pour avoir des enfants n’est pas un échec, mais une joie responsable et fructueuse. Trop de femmes voient encore la maternité comme un frein. La société leur dit que c’est un coût et non un investissement. C’est cette vision que je veux contribuer à changer.
Votre nouvelle fonction vous permettra-t-elle d’aborder des sujets liés à la bioéthique comme la GPA ?
Oui, c’est un sujet que je souhaite porter, à double titre : pour la protection de la dignité de l’enfant et pour celle de la mère. La gestation pour autrui est une pratique qui exploite profondément les femmes et réduit les enfants à des marchandises. J’aimerais que notre comité puisse s’en saisir. Le problème, c’est qu’au Conseil de l’Europe, il n’existe pas encore de position claire sur la GPA. Faute de consensus, le sujet est souvent écarté.
Mais, au sein de notre comité consacré aux droits des femmes, je suis déterminée à faire avancer ce débat. Une fenêtre d’opportunité s’ouvre d’ailleurs : entre juin et juillet, la rapporteuse spéciale des Nations unies, Reem Alsalem, doit publier un rapport consacré à la maternité. Notre fédération a contribué à ses travaux, en proposant deux axes : la situation des mères dans le monde du travail, et l’exploitation des femmes à travers la GPA.
Nous sommes presque certains que ce point sera retenu, ce qui nous donnera une base solide pour présenter le sujet au Conseil de l’Europe.
Pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel et sur ce qui vous a conduite à travailler aujourd’hui au sein de la FAFCE et du Conseil de l’Europe ?
Je suis avocate de formation. J’ai d’abord étudié le droit en Espagne, où j’ai obtenu mon master d’avocate et passé le barreau. J’ai ensuite fait un master en droit international et européen à l’université de Genève.
Pendant mes années d’études, j’ai effectué plusieurs stages dans des cabinets d’avocats, principalement en droit civil et commercial. Puis, à Genève, je me suis orientée vers le droit international. J’ai notamment travaillé au sein de l’OIDEL, une organisation internationale dédiée aux droits de l’enfant. C’est là que j’ai commencé à m’intéresser de près aux ONG, à la défense des droits humains et à la protection de la famille.
Je fais partie de l’équipe permanente de la FAFCE, qui s’occupe du plaidoyer, de la communication et de l’accompagnement des associations familiales catholiques en Europe.
J’ai ensuite effectué un stage à la Mission permanente du Saint‑Siège auprès des Nations unies à Genève. C’était un stage court, mais extrêmement formateur. À la suite de cette expérience, j’ai postulé à la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, où j’ai travaillé environ neuf mois comme juriste stagiaire auprès d’un juge. Cela m’a permis de comprendre concrètement comment se construit la jurisprudence européenne et comment les institutions appliquent le droit des droits de l’homme.
Ces expériences ont renforcé mon intérêt pour le droit de l’enfant, le droit de la famille et la défense de la dignité humaine. C’est ce qui m’a conduite à rejoindre la Fédération des associations des familles catholiques en Europe (FAFCE), à Bruxelles. Au départ, il s’agissait pour moi de mieux comprendre le fonctionnement des institutions européennes — Parlement européen, Conseil de l’Europe, Nations unies — puis de me consacrer au plaidoyer.
Aujourd’hui, je travaille principalement sur les dossiers du Conseil de l’Europe et de l’Assemblée parlementaire. Je fais partie de l’équipe permanente de la FAFCE, qui s’occupe du plaidoyer, de la communication et de l’accompagnement des associations familiales catholiques en Europe. Notre objectif est aussi d’aider à la création de nouvelles AFC dans les pays où elles n’existent pas encore.
Je ne cache pas que venir d’une organisation explicitement catholique peut, au départ, susciter des réticences.
Votre engagement au sein de la FAFCE et le fait que vous soyez catholique ont-ils facilité votre nomination, ou au contraire auraient-ils pu la freiner ?
Mon engagement au sein de la FAFCE m’a beaucoup aidée, notamment parce qu’il m’a permis de rencontrer très tôt d’autres ONG d’inspiration catholique déjà actives au Conseil de l’Europe. Le dialogue avec elles m’a donné des repères précieux : comprendre le fonctionnement de la Conférence des ONG, savoir comment se déroulent les sessions, comment intervenir, comment construire des alliances. Ces ONG, présentes depuis des années, m’ont accueillie avec beaucoup de bienveillance et m’ont transmis une expérience concrète du terrain. Cela m’a permis d’être rapidement active et à l’aise dans les débats.
Dans l’autre sens, je ne cache pas que venir d’une organisation explicitement catholique peut, au départ, susciter des réticences. On peut craindre que cela freine une nomination. Mais j’ai été agréablement surprise : j’ai été très bien accueillie, y compris par des ONG avec une priorité stratégique différente avec lesquelles je travaille aujourd’hui. Elles ont respecté mes propositions, mais aussi mes limites. Le dialogue a toujours été sincère, constructif et même chaleureux.
Cette confiance n’est pas arrivée par hasard. Elle est le fruit de la présence continue de la FAFCE au Conseil de l’Europe depuis la fin des années 1990. Sans ce travail patient, sans cette crédibilité accumulée, il aurait été beaucoup plus difficile de s’intégrer et d’être élue à ce poste.
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Comment fonctionne une consultation en ligne avec un avocat ?
Habituellement, une consultation en ligne est organisée de manière systématique pour assurer son efficacité. Tout d’abord, vous entamez le processus par la prise de rendez-vous, en choisissant un créneau horaire qui vous convient le mieux. Au cours de la consultation, vous vous connectez par le biais d’une plateforme de visioconférence ou par téléphone pour échanger sur votre situation avec l’avocat. Lors de la consultation, vous vous connectez à une plateforme de visioconférence ou par téléphone pour échanger sur votre situation avec l’avocat. Enfin, un suivi est mis en place, au cours duquel l’avocat vous donnera des conseils et des recommandations sur les prochaines étapes à entreprendre, vous permettant ainsi d’avancer dans votre démarche en toute tranquillité.
Comment puis-je formuler mes interrogations à un avocat sur une plateforme en ligne ?
Vous pouvez poser des questions à travers des plateformes de consultation juridique en ligne, par e-mail, ou pendant votre rendez-vous. Veillez à poser vos interrogations de façon précise pour obtenir des réponses limpides.
Classement des avocats virtuels :
| Service proposé | Approche opérationnelle | Honoraires | Aspects favorables | Faiblesses |
|---|---|---|---|---|
| CASTJ | Offre gratuite — intervention humaine et IA pour une première guidance juridique | Coût nul | Orientation immédiate, association IA + juriste | Service en forte augmentation qui propose un accompagnement plus global dans le système judiciaire |
| Juri-Legal | Rencontre avec un avocat (téléphone, chat, visioconférence) — tarif à la minute | Tarif diversifié selon l’avocat (prix à la minute) | Flexibilité : option de sélection de l’avocat, paiement au temps effectivement utilisé | Site en baisse : faible présence d’avocats en ligne, fonctionnalités surtout démonstratives |
| Juste un Renseignement | Avocat indépendant — consultation rapide via internet | Offre découverte à 30 € ; ensuite 20 € pour 15 minutes ou 120 € de l’heure selon la nature de la prestation | Optimisé pour des conseils instantanés et accessibles | Soutien limité pour les cas complexes |
| VotreJuriste | Plateforme de prospection — prise de rendez-vous en ligne avec gestion de back office | 75 € TTC (consultation téléphonique prévue) | Montant visible, réservation via le site | Structure floue : back office unique, informations d’adresse et d’organisation peu précises |
| Avocats-en-ligne | Réservation d’un rendez-vous avec un avocat (pas de réponse immédiate sur le site) | Tarif d’appel : 39 € TTC pour une consultation d’environ 20 minutes | Pas de réponse immédiate sur le site — nécessité de fixer un rendez-vous | |
| Juriclic.net | Réservation de consultations avec juristes/avocats, plusieurs formules proposées | Formules : 25 €, 30 € ou 45 € en fonction du service | Coûts raisonnables et choix variés | Pas de réponse instantanée — consultations sur rendez-vous nécessaires |
Sur quelles bases peut-on évaluer un avocat en droit de la famille ?
Un avocat spécialisé en droit de la famille est impliqué dans plusieurs secteurs :
- Assistance dans les affaires d’adoption, y compris l’adoption plénière et simple ;
- Conseil sur les droits des enfants dans les procédures judiciaires ;
- Conseil sur les droits des enfants en matière de protection sociale ;
- Conseil sur les implications fiscales des divorces et des successions ;
- Assistance dans les affaires de changement de résidence des enfants .
On ne peut jamais être certain qu’un avocat sera satisfaisant, mais voici les points clés à vérifier pour réduire les incertitudes. Pour commencer, assurez-vous des qualifications de l’avocat en vérifiant qu’il possède une expérience solide en droit de la famille et qu’il est affilié à un cabinet respecté, ce qui témoigne de sa fiabilité. Ensuite, examinez les retours d’expérience en cherchant des témoignages de clients antérieurs pour juger de la qualité du service et du niveau de satisfaction. Il est conseillé de rencontrer plusieurs avocats en organisant des consultations pour aborder votre projet, ce qui vous donnera l’occasion d’évaluer la compréhension et l’approche de chacun. Enfin, veillez à aborder la question des honoraires en vous renseignant sur les tarifs et les modalités de paiement, car certains avocats peuvent offrir des consultations gratuites pour analyser votre situation, ce qui peut être un bon début.
Quels sont les avantages d’une consultation en ligne par rapport à une rencontre en personne ?
La consultation en ligne présente divers bénéfices intéressants. Tout d’abord, elle permet une accessibilité optimale, car il n’est pas nécessaire de se déplacer, ce qui est très pratique pour les personnes ayant des horaires chargés ou vivant à distance des cabinets d’avocats. Ensuite, la flexibilité constitue un atout majeur, vous permettant de sélectionner des horaires qui s’adaptent mieux à votre emploi du temps, rendant ainsi le processus plus en adéquation avec vos besoins. Le confort est un élément fondamental, car il vous permet d’aborder vos questions juridiques dans un cadre familier et apaisant, ce qui peut diminuer le stress et encourager une communication claire et productive avec votre avocat.
Quelles alternatives de consultation sans coût sont disponibles ?
Un grand nombre d’avocats proposent des consultations sans frais pour aborder votre situation de départ. Cela vous aide à décider si l’avocat est le bon choix pour vous sans engagement financier. Explorez les plateformes en ligne qui proposent ces consultations.
Publications:
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Avantages de la consultation d’un avocat en droit de la famille en ligne
La consultation d’un avocat en droit de la famille en ligne offre un accès rapide à des conseils juridiques sans nécessiter de déplacement. C’est particulièrement avantageux pour ceux qui ont des emplois du temps chargés ou qui résident dans des régions isolées. Les consultations en ligne permettent de formuler des interrogations précises et d’obtenir des réponses qui correspondent à votre contexte.
Comment opter pour un avocat spécialisé en droit de la famille ?
Pour découvrir un avocat ayant une pratique dans des cas comparables à votre affaire, vous avez la possibilité de requérir ce service de courtier.
Pour déterminer le bon avocat spécialisé en droit de la famille, il convient de suivre plusieurs étapes clés. Tout d’abord, examinez les compétences de l’avocat en vous assurant qu’il a une expérience significative dans le domaine de le droit de la famille et qu’il fait partie d’un cabinet reconnu, ce qui prouve sa crédibilité. Après cela, renseignez-vous sur les avis en cherchant des témoignages de clients passés pour apprécier la qualité du service et le degré de satisfaction. Il est sage de rencontrer plusieurs avocats en planifiant des consultations pour parler de votre projet, ce qui vous permettra d’évaluer la compréhension et la méthode de chaque avocat. Enfin, veillez à aborder la question des honoraires en vous informant sur les tarifs et les modalités de paiement, car certains avocats proposent des consultations gratuites pour examiner votre situation, ce qui peut constituer un bon point de départ.
Que faire si je ne parviens pas à appréhender les implications légales de ma situation ?
Se sentir perdu devant des enjeux juridiques difficiles est une réaction normale et compréhensible. N’hésitez pas à faire part de vos interrogations durant votre rendez-vous. Un avocat consciencieux prendra le temps de vous détailler les conséquences de votre situation de manière compréhensible.
Quelles recommandations pour choisir un avocat en droit de la famille ?
Pour sélectionner un avocat spécialisé en droit de la famille, il est essentiel de respecter certaines étapes fondamentales. En premier lieu, il est important de vérifier les qualifications de l’avocat, en vous assurant qu’il dispose de spécialisations et d’une expérience notable en droit de la famille. Cela garantira qu’il est bien informé des lois et règlements en vigueur. Ensuite, il est conseillé de vous renseigner sur les honoraires, en vérifiant les tarifs et les modalités de paiement, car certains avocats peuvent proposer des consultations gratuites, ce qui peut être bénéfique. Pour finir, examinez les retours des clients afin d’évaluer la qualité du service, en tenant compte des témoignages et des évaluations d’anciens clients pour mieux cerner la réputation de l’avocat.


Le calme du bois de Saint Cucufa, à Rueil Malmaison
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